Ces écrits du passé…

Ces écrits du passé…

Terminer l’année 2013 sur la chanson Call Girl de Nanette Workman, et débuter 2014 par une série de rigodons pendant au moins une demi-heure, voilà l’idée qu’a eu le DJ de pacotille du bar où j’ai décidé de défoncer le Nouvel An.

On aura vu mieux comme playlist.  Et pour ajouter au charme du moment, les toilettes étant bouchées, elles ajoutaient une généreuse odeur de marde à l’ambiance générale.

#YOLO.

Mais ce qui compte vraiment au jour de l’an, c’est d’être entouré de personnes que l’on aime.  De ce côté, j’ai été choyé.

Pour le reste, il y a mon blogue.  Des états d’âme, en veux-tu, en v’là.  Mais avant de plonger dans des larmes inédites, je vous offre ma rétrospective de 2013, le Top 10 des histoires les plus consultées sur Merci pour cette émotion.

1.  That’s it, that’s all.

Sans farce, j’ai eu un gros coup de coeur pour Guylaine Gagnon la première fois que j’ai visionné un de ses bijoux de vidéos.

Le topo était simple : une visite guidée dans un Jean Coutu.

2.  C’est pus juste de la TV, pantoute.

C’est juste de la TV, je l’écoute, mais pas le vendredi.

C’est d’ailleurs une des seules émissions québécoises que je regarde assidûment chaque semaine.

3.  La divine Terreur.

Madame La Terreur est une artiste multidisciplinaire de Montréal.

Qu’il soit question de peinture, de vidéo ou de performance, ses oeuvres offrent un regard critique de la société en utilisant un mélange d’humour et de satire.

4.  Courir is the new black.

La mode est au sport.  Principalement la course.

Il n’y a pas un week-end sans qu’un marathon s’organise dans les rues de Montréal ou de ses environs.

5.  34.

Parfois, même les histoires les plus tristes peuvent, avec le temps, se transformer en un doux et lointain souvenir.

Dans mon cas, elles deviennent des chansons électro-pop mélodramatiques.

6.  Quatre filles et une robe taille empire.

Loin de moi l’idée de vous faire un témoignage féministe de type « allons brûler des soutiens-gorges au Square Phillips en chantant du Melissa Etheridge ».

Je veux simplement vous parler de la série télé Girls diffusée sur HBO.

7.  Synchronisation en cours.

En lisant les colonnes technos du journal, j’ai pris connaissance d’une découverte qui saura peut-être me redonner un semblant de confiance en la vie.

Les Google Glass (ou « barniques du moteur de recherche »).

Mascara And Popcorn8.  Eyeliner et petit chip au ketchup.

J’ai beaucoup de difficulté à différencier Chucky et Tranches de vie.

Dans les deux cas, c’est de la torture intellectuelle qui me donne à tout coup l’envie d’en finir dans ma salle de bain.

9.  Un ben beau portrait.

Plus de 150 photos de presse; des clichés marquants qui ne peuvent nous laisser insensibles.

Chaque image s’accompagne de son histoire.

10.  Le jour où j’ai arrêté de manger du fromage Gouda.

Ce n’est pas la première fois que je m’essaye à l’entraînement.

M’abonner à un gym est une action, un désir qui me prend, comme un cauchemar récurrent, et dont je ne réussis jamais à me débarrasser.

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La divine Terreur.

La divine Terreur.

Celine B La Terreur

Y’a une morosité durant le mois de janvier qui, chaque année, me donne envie de me faire congeler jusqu’au mois de mai.

(Relisez cette phrase à voix haute et vous obtiendrez un fabuleux poème.)

Trêve de lyrisme, je crois être sincèrement dû pour une séance intensive de luminothérapie.  Il fait froid, tout est plate, mes blues passent pus dans porte.

Ce sentiment est symptomatique de cette période de l’année.  Les semaines avant Noël sont tellement chargées qu’en janvier, il ne se passe plus grand-chose…

  • Pas de sortie de disque intéressante
  • Pas de grands films non plus
  • Pus une cenne pour se payer des trous Norman dans les restos chics du nouveau Plateau Mont-Royal…

Bref, ma vie est encore plus de la marde qu’une chanson de Lisa Leblanc.

Y’a quand même l’émission La Voix qui me donne un petit boost le dimanche soir, mais certains participants ont des passés tellement tristes que ça me fout le cafard.

La solution ?  Sortir de son quotidien, essayer de nouvelles aventures, visiter de nouveaux lieux.  S’ouvrir à d’autres Arts…

Situé en plein coeur du Quartier des spectacles, l’édifice du Belgo regorge de nombreuses galeries d’Art qu’il est toujours bon de visiter.  On y retrouve la crème des artistes contemporains de Montréal.  Les découvertes sont garanties.

L’une des plus prolifiques galeries est celle de Joyce Yahouda, nommée galeriste de l’année 2012 au Gala des arts visuels de l’AGAC.

Présentement, et jusqu’au 16 février, nous pouvons y découvrir La Divine Tragédie : La Tour, une exposition de Céline B. La Terreur.

Madame La Terreur est une artiste multidisciplinaire de Montréal.  Qu’il soit question de peinture, de vidéo ou de performance, ses oeuvres offrent un regard critique de la société en utilisant un mélange d’humour et de satire.  Les sujets sont intenses, le résultat et étonnamment accessible.

Depuis le 26 janvier se déroule l’exposition La Tour, un nouveau volet de La Divine Tragédie entamée depuis quelques années.  Par le biais d’une vidéo, de tableaux et de sculptures, Céline B. La Terreur exprime ses craintes, ses questionnements, ses réflexions de femme et de nouvelle mère au travers du drame des orphelins de Duplessis.

Habitant depuis plusieurs années sur l’ancien site de l’hôpital Louis-H. Lafontaine, l’artiste s’est investie dans une recherche personnelle sur l’histoire de ce lieu riche en secrets, et en drames.

Elle a rencontré certains des orphelins de Duplessis qui lui ont livré des témoignages-chocs au sujet de leur séjour à l’hôpital St-Jean de Dieu (anciennement Louis-H. Lafontaine).  Rapidement, elle s’est retrouvée confrontée à cette véritable tragédie.

Certains fondements de la société québécoise sont nés à la même époque où ce sont déroulés ces drames, ces scandales qui sont, encore aujourd’hui, étouffés par le gouvernement provincial.

C’est certes une histoire à redécouvrir au travers de cette exposition qui, si elle vous est inconnue, vous préparera au cas où un futur participant de La Voix en soit issu.

Céline B. La Terreur sera présente à la Galerie Joyce Yahouda les samedis 26 janvier, 2, 9 et 16 février pour des performances en état de transe hypnotique.