Ce palmarès est du tonnerre de Dieu.

Ce palmarès est du tonnerre de Dieu.

Après un mois de silence, j’effectue un comeback DE LA MUERTE en vous offrant mon (maintenant traditionnel) palmarès des meilleurs singles de l’année.

Comment résumer mon expérience musicale 2012 en un seul mot ?  Envoûtement.  Tel un cobra, j’ai été charmé par ces joueurs de flûte qui portent de superbes coiffes.

Voici mon Top 10 des singles de 2012 !

1.  Chairlift – Amanaemonesia

La ligne de basse m’a charmé.  Il faut aussi avouer que le clip, après avoir provoqué un énorme WTF, m’a fait littéralement tomber en amour avec la chanteuse de Chairlift.

Amanaemonsia, c’est ma toune de l’année !

2.  Lana Del Rey – Blue Jeans

Il y a quelque chose d’extrêmement charmant chez Lana Del Rey.  Hésitations, maladresses, malaises…  Couplés à des arrangements modernes et à une esthétique vintage, la magie opère grave.

Blue Jeans, c’est le top.

3.  Scissor Sisters – Let’s Have A Kiki

Comment résumer les Scissor Sisters ?  Complètement déjantés.  Let’s Have A Kiki en est l’exemple ultime.

Les ventes ne sont plus au rendez-vous, mais la chanson s’est tracé un chemin jusque dans un épisode de Glee.

4.  Kimbra – Warrior

Cette collaboration avec Mark Foster et A-Trak a été une superbe carte de visite pour Kimbra.

Warrior est la chanson qui m’a fait découvrir cette artiste de talent, originale interprète et bête de scène survoltée.

5.  Keane – Silenced By The Night

Strangeland était un retour aux sources pour Keane.  Beaucoup d’harmonies au piano, toujours cette voix puissante qui te prend aux tripes…

Le single Silenced By The Night est définitivement une pièce maîtresse de leur discographie.

6.  Ellie Goulding – Figure 8

Ellie Goulding a beau avoir délaissé sa guitare sèche pour des beats dubstep, la magie opère toujours.

Figure 8 propose du chaos, de la distorsion, de la violence, mais également beaucoup de sensibilité…

7.  Marina And The Diamonds – Power & Control

Le dernier album de Marina And The Diamonds est très conceptuel, un peu trop même.

Power & Control n’a rien d’un hit de palmarès, mais ses arrangements provoquent un phénomène proche de l’envoûtement.

8.  Gossip – Move In The Right Direction

Gossip est maintenant bien loin de ses origines « rock de garage ».  Mais si c’est pour nous pondre des chansons du type « Move In The Right Direction« , c’est bien tant mieux.

Impossible d’écouter cette chanson sans remuer de la nuque.

9.  Madonna – Girl Gone Wild

Son MDNA m’a déçu.  De Madonna, je me serais moi-même attendu à un album beaucoup plus novateur.

Il contient quand même de bons moments, comme ce Girl Gone Wild qui rappelle légèrement l’époque Erotica.

10.  Christina Aguilera – Your Body

Ce devait être le comeback de l’année…  Finalement, on a davantage parlé de la prise de poids de Christina Aguilera que de son nouvel album.

Your Body avait tout pour devenir le hit de 2012.  En tout cas, j’ai bien aimé.

Mention honorable

0.  Gabriella Cilmi – Vicious Love

On attend toujours avec IMPATIENCE le retour de Gabriella Cilmi.  En 2012, elle nous a offert un aperçu de ce qu’elle proposera dans son prochain album.

Vicious Love, un apéritif à haute teneur sensuelle.

Bang bang.

Bang bang.

Jeudi soir dernier, il régnait un joli chaos dans les rues du centre-ville de Montréal.  Des attroupements de jeunes scandant des slogans provocateurs, des bouteilles d’eau et des feuilles de journaux virevoltant dans le ciel, de la police, beaucoup de polices présentes sans aucune raison apparente…

Non, il n’était pas question de la 236e manifestation nocturne des étudiants contre la hausse des frais de scolarité; ceci dit, les initiations de l’Université McGill peuvent également faire ben du dégât.  Les forts vents n’étaient pas non plus causés par l’arrivée de l’ouragan Isaac.

C’est normal qu’y vente de même à ‘veille de l’automne.

Ces paroles réconfortantes étaient une gracieuseté de la dame en coton ouaté intégral me prenant probablement pour un touriste aux yeux exorbités.  Et même si l’on s’attendait tous à ce que Céline sorte de son parc aquatique pour nous proposer de prendre un kayak, c’est une tout autre Diva qui nécessitait une présence policière accrue.  Madonna était de passage à Montréal dans le cadre de son MDNA Tour.

Je n’avais pas été très emballé à la sortie de son dernier album.  Provenant d’une artiste ayant sans cesse repoussé ses propres barrières pendant 30 ans afin de proposer du matériel innovant, MDNA déçoit.

Madonna, c’est des chansons, mais surtout du spectacle, voire du théâtre.  Sa tournée MDNA ressemble davantage à une oeuvre de l’Usine C créé avec beaucoup de subventions.

Les cloches d’une église résonnent alors que des disciples en toge font balancer un immense encensoir.  Ils préparent la venue de leur sauveuse.  Éclairs et coups de tonnerre plus tard, les portes d’un confessionnal s’ouvrent, dévoilant ainsi une Madonna cagoulée faisant éclater les multiples vitraux d’un seul coup de fusil.

Et si cette déesse était plutôt leur ennemi ?  Et si ces disciples représentaient les forces du mal ?

Tout ceci, en moins de cinq minutes.  Disons simplement que la trame narrative est assez chargée.

Heureusement, tout se déroule au son de ses chansons qui, n’ayant parfois aucun lien avec l’histoire visuelle racontée, offrent une légèreté bien appréciée.

Au final, tout se tient.  La transgression, la prophétie, la dualité masculine et féminine, la rédemption…  Les quatre grands thèmes sont exploités dans une grande cohérence jusqu’à la finale, grandiose, Like A Prayer avec des dizaines de voix gospels.

J’étais assis dans l’avant-avant-avant-dernière rangée des derniers balcons.  J’ai réussi à acheter mes billets cinq minutes après la mise en vente.

Quand j’entends la chroniqueuse de TVA déblatérer à quel point elle s’est sentie choyée d’assister au spectacle de la Madone à moins de deux mètres de la scène et ce, tout à fait gratuitement grâce à son métier de journaliste, je deviens furax !  (Le mot est faible.)  Que tu sois heureuse, ou excitée, ou émue, on s’en contre suce le cul.  Ce que tu dois livrer, c’est un compte rendu critique du spectacle dans une objectivité propre aux journalistes de formation.  Si ton gros fun dans la vie, c’est de papoter au sujet de tes émotions, ben fais comme moi pis ouvre-toi un blog.

Same D.N.A.

Une vague de chaleur s’est abattue sur le Québec la semaine dernière.  L’hiver n’était pas encore terminé que la température atteignait déjà les 25 degrés.  Une situation exceptionnelle capable de faire perdre le contrôle à n’importe qui, même Colette Provencher.

Habituellement plutôt affable et désagréable en période de canicule, je me suis surpris à être grivois tout au long de cette semaine 100% caliente.

Coupe de cheveux, musculation et jeans cigarette…  Je sentais l’appel des dancefloors.

Excellent coup marketing réalisé avec la complicité de Dame Nature ?  Cette période de chaleur intense où tous et chacun ne se pouvaient plus coïncidait comme par magie avec l’arrivée imminente du tout nouvel album de la Madone du showbizz, the Queen of Pop, la couguar en chef, la MILF par excellence…  MDNA !

Le nouvel album de Madonna est sorti ce lundi.  Le douzième en près de trente ans de carrière.  Un évènement en soi.

Ce n’est pas un grand album, mais il n’est pas honteux.  Sans apporter de changement renversant à ce qu’elle offrait précédemment, MDNA contient du Madonna classique concocté avec des producteurs à la mode et calibré pour les dancefloors…

Si Madonna n’est plus à l’avant-garde, elle reste toujours dans la tendance d’une pop d’aujourd’hui.  Certes, elle n’a plus autant de flaire qu’auparavant, mais on ne peut pas dire qu’elle soit finie ou complètement à côté de la plaque.

Le titre de son album, MDNA, fait référence à la fois au nom « Madonna » et la drogue MDMA (ecstasy).  Désormais, on peut dire qu’elle ne joue plus trop sur la provocation.  Ou alors c’est de la provoc’ light.  On est loin de l’époque où elle se masturbait sur scène dans un lit avec un crucifix en chantant Like A Virgin !

En même temps, si elle jouait encore sur ce terrain, elle serait ridicule.  Elle en a conscience.  Madonna sait danser, elle peut encore faire des clips flashy, mais il y a des choses qu’il faut savoir laisser à la jeune génération.

Sur ce CD, les pièces les plus intéressantes ont été réalisées avec l’aide du Britannique William Orbit, architecte d’un de ses meilleurs disques en carrière, Ray Of Light, en qui Madonna semble avoir renouvelé sa confiance.  Avec leur mélodie entraînante, Love Spent et Superstar ne sont pas sans rappeler quelques-uns des plus grands tubes de la Madone.  Falling Free et Masterpiece démontrent également son aise à interpréter des mélodies plus douces.  Dans un autre registre, I Don’t Give A est sans doute l’un des morceaux les plus réussis et les plus aboutis de MDNA de par sa production agressive complexe.

Enfin, Gang Bang est, quant à lui, le véritable ovni de l’album.  Écrit notamment par Mika, il s’agit d’un titre sombre, voire underground, qui semble tout droit sorti d’un film de Quentin Tarantino.  Il semblerait que ce titre soit la pièce préférée de Mme Ciccone.  Un prochain single ?  En attendant, voici Girl Gone Wild, le single au clip rappelant fortement Madonna lors de sa période Erotica.